L’EUR Société & Environnement félicite chaleureusement Laurent-Sébastien pour cette belle distinction !
Obtenir une telle distinction de l’
Institut Universitaire de France (IUF) représente bien plus qu’une simple reconnaissance académique. Pour Laurent-Sébastien Fournier, enseignant-chercheur en anthropologie culturelle à l'EUR Société & Environnement d'Université Côte d'Azur, cette nomination est la consécration d’un engagement quotidien pour la recherche, une forte reconnaissance de son travail.
Quand on travaille au quotidien, on a des indicateurs qui montrent le rayonnement de notre travail. Mais là, c’est une reconnaissance qui vient d’une instance parmi les plus légitimes.
Cette distinction met en lumière l’impact de ses publications, ses contributions au débat public, et offre une nouvelle dynamique à sa recherche. Grâce à la décharge de cours et au budget associé à cette délégation, M. Fournier pourra consacrer davantage de temps à ses enquêtes et à l’écriture, tout en conservant un lien avec l’enseignement et ses étudiant·es.
Des traditions locales à l'Europe : un parcours inspirant
Les travaux de Laurent-Sébastien Fournier explorent les inventions de traditions dans le monde contemporain, avec un focus sur la
revitalisation des fêtes et traditions locales.
Contrairement aux idées reçues, ces pratiques n’ont pas disparu avec la modernité : depuis une trentaine d’années, on observe au contraire une résurgence de leur importance sociale et culturelle.
Durant sa carrière, M. Fournier a étudié les fêtes et jeux collectifs dans le sud de la France, puis il a étendu ses recherches à l'échelle nationale avant de les développer à l'échelle européenne, lorsqu'il a pris la Présidence du réseau
Eurethno et qu'il a fédéré des correspondants à travers l’Europe.
Quels projets pour demain ? Une ethnographie historique et culturelle des revitalisations festives à l’échelle mondiale
Avec cette nomination, M. Fournier souhaite
élargir son champ d’investigation à une dimension globale, notamment par une enquête au Canada pour étudier les traditions festives liés aux diasporas italiennes, écossaises... et des recherches aux Philippines, pour analyser les fêtes religieuses datant de l’ancien empire espagnol, connues pour leur richesse esthétique et symbolique.
L’objectif ? Comprendre les critères qui favorisent – ou freinent – la revitalisation des traditions.
Qu’est-ce qui pousse une communauté à relancer ces fêtes ? Quels sont les leviers éthiques, politiques, économiques ou esthétiques ?
Ces travaux visent à
éclairer les conditions du vivre-ensemble dans le monde contemporain, en étudiant également "l’écologie festive" : une manière positive de mettre en valeur des ressources locales et de l'environnement.
Le budget associé à la Chaire de l'IUF lui permettra de financer des missions d’enquête, d’organiser des séminaires et conférences, et d’inviter des expert·es internationaux·ales pour enrichir la réflexion.
Pour aller plus loin